LA CIGOGNE A DÉPOSÉ DES CADEAUX
Chers amis,
Lorsque LA MINI BERGERIE DE SISCO a accueilli une autre catégorie de minis tels les ânes miniatures ou american and mediterranéens donkey, elle a changé de nom pour LA COMPAGNIE DES MINIS DE SISCO. La vie se charge de nous faire évoluer dans nos pensées, nos activités et le plus souvent du fait d'évènement privés heureux ou malheureux.
LA COMPAGNIE DES MINIS DE SISCO a déménagé en 2017 pour s'implanter un peu plus bas en Haute-Corse. Quittant le Cap nous nous sommes implantés sur la plaine orientale, une autre partie de la côte est de la Corse. Ici, nous avons tout réinstallé, chèvres et ânes, espérant bien sincèrement poursuivre notre activité dans les meilleures conditions possibles. Malheureusement, après une première attaque de chiens de chasse, c'est celle du renard qui est venue à bout de notre patience. Depuis, nous avons confié nos chèvres à une nouvelle famille d'accueil. C'est en Balagne que Myrthe, Arbouze, Coton, Oscar et Seb vivent désormais des jours heureux. Nous avons même reçu l'information que les mamans ont donné naissance à de nouveaux petits, c'est dire qu'elle se sentent bien dans ce nouvel environnement.
LA COMPAGNIE DES MINIS n'est donc plus à Sisco mais à Lucciana. Elle est désormais centrée sur l'activité d'élevage des ANES MINIATURES (american donkey or mediterrannée donkey).
Pour assurer une continuité lisible, nous clôturons donc ce site pour en ouvrir un désormais beaucoup plus proche de l'activité réelle.
Alors à bientôt sur le nouveau site de LA COMPAGNIE DES MINIS !
Belle Sally, tu boitilles ?
Alons voir ce qu'il se passe du côté de tes pieds ...
Bien... à l'évidence, il nous faut procéder à une manucure et une pédicure en règle. Cela s'appelle le PARAGE. C'est comme pour les chevaux.
Petite leçon de choses :
Si les ongles poussent excessivement, ils vont compromettre ses aplombs et poser des difficultés lors de ses déplacements, risquant de causer une déformation de la patte, une pourriture du sabot et des maladies infectieuses. Les effets seront également indirects, à savoir l’empêcher d’accéder correctement à la nourriture et provoquer des carences liées à la sous-alimentation.
Elle est alors davantage exposée aux prédateurs. Le parage des onglons exige non seulement de prendre son temps, mais aussi d’adopter une position confortable, car c’est un moment stressant pour l’animal. De plus, les gestes doivent être précis et assurés, pour ne pas commettre d’erreur. Cette intervention est nécessaire deux à trois fois par an, les animaux vivant en captivité usant insuffisamment cette zone cornée. Chez les sujets évoluant sur un sol dur et rocailleux, la fréquence peut être moins importante. (Source ANIMAGEN)
Se munir d'une pince à onglons (ou sabots). L'outil doit être désinfecté (à l'alcool c'est parfait), une petite brosse type brosse à dent, un grand clou ou un tigeon rigide, un désinfectant type bétadine au cas où je trouverai une plaie ou un autre type de "bobo" ou pire j'en provoquerai un par erreur de geste et c'est parti !
Attrapez comme vous le pouvez l'animal devant faire l'objet de soins. Euh ici, encore une fois ça a été sportif mais une fois saisie, la belle Sally consent aisément à se placer dans une position telle que vous la voyez qui semble lui être plutôt confortable ainsi qu'à moi. Agissez assurément, tranquillement et fermement. Surtout, bien bloquer l'animal pour éviter tout dérapage. La pince est très coupante.
Brosser toute la partie de l'onglon en frottant large pour bien découvrir l'espace, contrôler chaque zone afin de ne pas commettre d'erreur dans la taille et notamment sur la quantité à ôter. Curer sous l'onglon pour retirer l'herbe, le foin, la paille, la terre, les petits cailloux qui se seront immanquablement logés dans les interstices.
Pour la coupe elle s'opère un peu à l'image de vos propres ongles. Ayez bien à l'esprit qu'une taille trop proche de la SOLE (zone plus souple et sensible du pied : la petite partie de chair un peu raccornie qui se trouve juste à la jonction de l'ongle) peu provoquer d'importantes lésions qui auront des conséquences jusqu'au mode d'alimentation de votre animal.
Une fois achevée, la tâche vous aura semblée délicate certes mais la récompense est au bout du sabot de votre animal.
Sally s'est aussitôt redressée et chaussée de ses nouveaux onglons est retournée trottinante vers ses petits qui n'ont pas manqué de tester les mamelles de maman afin d'y puiser le bon lait quotidien.
Pour plus tard, j'envisage me procurer un nouvel ustensile plus adapté à la conformation de nos chèvres naines. Ces grandes pinces sont un peu malaisées à manipuler sur de petits sujets. Dès que j'ai trouvé je vous le retransmets dans cet article.
Elle n'a pas trois mois...
Tout droit venue du sud de notre belle Ile, NOISETTE est comme qui dirait en phase d'intégration au sein de LA MINI BERGERIE. Ce n'est pas gagné ! Nos résidentes se révèlent de farouches combattantes : tout plutôt que de laisser du lest sur le terrain occupé !!! Alors, doucement nous provoquons la mise en contact en restant sur place une heure ou deux puis nous les laissons ensemble, jusqu'à la prochaine heure d'accompagnement. Notre gentil Tempête, l'agneau "sauvé des eaux" fait des miracles. Il se révèle un hôte sécurisant au sein de l'enclos. La petite NOISETTE ne lui lâche guère la laine . Oh oh oh, comme c'est ravissant l'amitié naissante entre une chèvre naine et un bélier corse.... Voici quelques photos de notre NOISETTE pour patienter jusqu'au prochain article. A bientôt !
4 mars 2014... On sonne à la porte. Il pleut à seau. Curieux comme les imprévus prennent une autre dimension lorsque le temps n'est pas clément. On nous interpelle à la barrière :
- "Je l'ai trouvé là-haut, il a été abandonné, sûrement... je n'ai pas pu le laisser sous la pluie, comme cela et... (elle s'arrête) j'ai pensé à vous !"
Une villageoise visiblement embarrassée tient sous son bras : un agneau.
Pas eu le coeur de refouler et l'élan et le secours : nous lui avons ouvert les nôtres... de bras.
C'est ainsi que nous avons accueilli un ovin dans notre univers caprin.
La première nuit, il l'a passée (oui c'est un garçon :D) dans cette grosse caisse rouge tapissée de paille et de foin. Harper l'a copieusement léchouillé, assailli de caresses, lui rendant visite chaque quart d'heure comme pour le rassurer et lui attester qu'il était bienvenu chez nous. Rien n'était gagné pourtant. La journée du lendemain était celle de tous les dangers. Maintenant qu'il était réchauffé, il s'agissait de l'aider à se nourir. Sans maman, Tempête, c'est ainsi que nous l'avons baptisé (il est arrivé chez nous après une grosse tempête, il a survécu dans cette étrange ambiance climatique, il méritait ce nom) devrait accepter le lait artificiel sans quoi point de survivance.
Mais quel est ce curieux objet que l'on me glisse entre les lèvres ? Beurk, beurk beurk, ça a été à peu près sa réactions sur les premières heures. Puis, à force de patience et d'investissement, cette partie a été remportée : Tempête consentait à téter. Son premier biberon accepté, tous les espoirs étaient permis.
Aujourd'hui, 4 jours après, l'affaire prend bonne tournure. Ne pas trop se hâter de crier victoire mais se satisfaire de ce qui est acquis, ça nous le pouvons.
Alors, voici TEMPETE sauvé des eaux. Pensez à nous rendre visite aussi sur la page facebook de LA MINI BERGERIE DE SISCO !!!





Et la vie s'écoule doucement...
C'est aujourd'hui que Chataigne a reçu l'autorisation de retrouver la bande. Après une période d'isolement qu'il a d'ailleurs fort mal vécue, notre gentil bouc a retrouvé le plaisir de gambader avec le reste du cheptel. A tout bien réfléchir et après avoir recueilli les avis d'autres éleveurs et notamment ceux de LA FERME DE PADULA, mieux vaut de loin laisser tout ce petit monde gérer les relations post naissance. Il n'y a en effet aucun intérêt à soumettre le mâle à un stress supplémentaire (isolement arbitraire) dans une période riche en émotion, et ceci surtout s'il y a moyen de le maintenir dans un box "privatisé" non loin de la présence du reste du cheptel. C'est étonnant comme le simple fait de le rapprocher physiquement de ses "copines" l'a immédiatement rasséréné.
Le soleil étant de la partie pour cette belle journée qui s'offrait à eux, le berger a réalisé ce magnifique reportage photo à partager avec le plus grand nombre. Et... non moins intéressante, une vidéo à savourer dans le canapé...
A bientôt !









LA MINI BERGERIE DE SISCO : DES BB CHEZ LES BIBIS (le lundi au soleil)
Que se passe-t'il après cet heureux moment de la mise bas ?




En particulier...
Oui, nous venons de vivre un moment tout à fait magique... la mise bas de de nos trois chèvres avec un timing d'une précision qui nous a laissé sans voix ou presque, raison pour laquelle nous passons le message très vite.
Après nous être longuement renseignés voici donc quelques informations complémentaires pour ce qui est du système de reproduction des bibis.
Une chevre est mature sexuellement a partir de 6/7 mois et le bouc a partir de 5 mois.
La gestation dure 5 mois et il faut compter plus précisément entre 140 et 152 jours.
Si la chevre a ete saillie, ses chaleurs cessent et le mâle se désintéresse d'elle.
Il faut etre patient car les 3 premieres mois passent inaperçus. Le 4°mois, les rondeurs apparaissent et on peut sentir le/les chevreaux grace à la palpitation du ventre. Une chevre peut avoir entre 1 et 3 petits. Il faudra toutefois faire attention à ne pas trop la solliciter : 2 saillies suffirait dans la vie d'une chevre. C'est a partir du 5° mois que les mamelles enflent.
Il est bon d'anticiper et de lui préparer une litiere fraiche.
La naissance...
Quelqus heures avant la mise bas, la chevre s'isole afin de se préparer à un ce qu'il convient de comparer à un marathon. La mise bas est très éprouvante. Si l'on est présent lors de ce moment merveilleux il faut toutefois veiller à préserver son intimité. Lorsque les premieres contractions apparaissent elles passent inaperçues, puis la poche d'eau se rompt en quelques secondes. Les contractions sont de plus en plus fortes. La biquette peut mettre bas debout ou bien couchée. Dans le cadre d'une mise bas normale, les sabots du bébé apparaisent en premier. Le chevreau est en position plongeur (membres anterieurs en premier, la tete est posée dessus puis vient le corps). Voilà, il glisse doucement et la maman se préoccupe alors de le nettoyer et de l'aider à prendre sa première bouffée d'air. Vient ensuite dans les heures qui viennent, le moment de la délivrance très important : la délivre (le placenta) doit rapidement s'extraire du ventre de la chèvre pour éviter tout risque d'infection. Le petit doit alors boire le colostrum dans les première 24 heures de sa vie afin de tapisser son tube digestif sans quoi il ne pourrait rien avaler par la suite et mourrait de faim. Viennent ensuite les heures magiques du réconfort entre maman et petit(s), caresses, chaleur, tétées...
... le petit tient rapidement sur ses pattes et oh surprise saute comme un cabri qu'il est environ 5 jours après être sorti du ventre de sa maman (voir nos reportages).
Il arrive que de jeunes "maman" rejettent leur petit à la naissance. Il faudra donc à l'éleveur beaucoup de patience pour réussir à combiner la mise au pis forcée (pour que le petit prennent le colostrum), tenter l'acceptation de la maman et en cas d'échec, mettre le petit au pis régulièrement pour lui apporter ce dont il a besoin et éventuellement compléter avec du lait dit de substitution pour passer ensuite totalement au biberon complet.
Pour avoir un peu galéré sur le sujet des dosages, voici comment préparer un biberon pour un chevreau nain : 16 grammes de poudre + 100 ml d'eau minérale chauffée à 42°. Et zou... c'est parti pour la première "buvée" (eh oui c'est le terme consacré :D). Le chevreau nain boit entre 600 et 840 ml soit 5/6 biberon de 140 ml par jour à faire evoluer jusqu'au 3ème mois dit du sevrage.
Attention...
Le bouc est à l'affut... La saison des amours n'a pas de limites... pour lui du moins.
En effet, la femelle l'intéresse toujours et en tous temps. Il cherchera donc à séduire les sujets de son troupeau sans vraiment y parvenir durant les 3 premières semaines puisqu'elles ne seront guère réceptives à sa parade bien qu'en période dite de "chaleurs de lait". Prudence toutefois, il peut y avoir des exceptions. ... Dans tous les cas, la période de référence pour les chaleurs se situera entre septembre et février chaque année. La reproduction est donc un évènement à maitriser pour voir à quelle période vous souhaitez voir arriver les petits. Ensuite il reste aux éleveurs à être extrêmement prudents sur ce registre car la multiplication des sujets ayant un amoureux à la fois père et reproducteur... posera à terme un vrai problème en raison des risques de malformations dûs à la consanguinité. Chacun gère donc comme il le peut et aussi comme il se doit cette période délicate de la reproduction vous l'aurez compris.
C'était le quart d'heure : magie et réalité de la reproduction...
Le choc !
Après l'arrivée non sans surprise des deux petits de SALLY (un mâle tout blanc tête marron clair et sabot blanc eh oui tout arrive + une jolie femelle portant robe blanche et caleçon marron), ç'a été le tour d'ARBOUSE (une jolie femelle blanche et grise tête camaieu de gris)... puis en dernière position un joli cabri chamoisé, la copie conforme de sa maman MYRTE.
Tout ce petit monde anime non sans bruit et turbulance l'enclos de LA MINI BERGERIE.
Bienvenue à tous et que la fête commence...
Les bébés des bibis trouveront sans aucun doute famille d'accueil juste le temps pour nous d'en profiter encore un peu : jusqu'au 3 mai 2014, ils auront alors 3 mois et seront parfaitement sevrés.
La suite en images et vidéos !!!




